Robin
was a surprise guest at this charity event. He played 3 songs:
1. So slow
2. If only
3. Are you happy now (with Antoine and Brice from Girls In Hawaii
on backing vocals)
The 'Saint-Nicolas est un rockers aussi'
event mobilised a bunch of Belgian rock bands in order to collect
Saint Nicolas toys for the orphanages in Brussels. Each artist played
3 songs, from their own repertoire, covers or collaborations.
Everyone who wanted to attend the gig could only do so by bringing
a toy with a minimum value of 15 euro.
The event was organised by Bang!, which is Sophia's Belgian record
Label.
Review 1
Dimanche, aux Halles de Schaerbeek, la scène rock belge a montré
du talent et du coeur.
Petit préambule: si le groupe de rock le plus cool du moment
est en effet les White Stripes, on sait maintenant pourquoi: en s'habillant
uniquement en rouge et en blanc, Meg et Jack White ont tout piqué
à saint Nicolas...
Dimanche soir, dans des (petites) Halles de Schaerbeek combles, le
grand saint a encore fait un tabac. « Saint Nicolas est un rockeur
aussi », annonçait ainsi l'affiche réunissant
une flopée de groupes belges.
« Aussi » pour rappeler tout de même que c'est l'événement
«le Père Noël est un rocker», mis sur pied
par Carlo Di Antonio (Dour festival), qui a lancé la formule:
un mini-festival rock dont l'entrée est «payée»
par un jouet en bon état, qui sera redistribué ensuite
à des enfants démunis. Lancée en 2001 dans la
région de Mons-Borinage, voilà donc l'initiative reprise
à Bruxelles par l'équipe du label Bang!
Cerise anversoise
Avec 400 personnes devant la scène des petites Halles (on verra
sans doute plus grand l'année prochaine), 600 jouets entreposés
derrière, et une bonne douzaine de groupes à l'affiche
venus jouer gratuitement (de Jeronimo à Soldout en passant
par Sharko, Mud Flow...), les comptes sont vite faits: dimanche, tout
le monde a gagné. D'autant plus que saint Nicolas n'était
pas venu sans l'une ou l'autre surprise pour les petits (il y en avait)
et grands enfants présents.
On aura ainsi vu les Hollywood Porn Stars gicler leurs trois chansons
réglementaires en 7 minutes, et pouvoir se permettre du coup
de reprendre les Guns & Roses (?!) avant Cindy Lauper (?!?!).
Ou encore l'ineffable Miam Monster Miam se faire accompagner par Raoul
Reyers dans le rôle de saint Nicolas, avant de réclamer
hilare: «et soyez un peu plus heavy metal, bordel de merde!».
Venus était également de la fête pour présenter
trois toutes nouvelles chansons. Autre bonus, sous la forme d'un trio
féminin inédit: deux filles d'Hawaii (Antoine et Brice)
accompagnant Sophia (Robin Proper-Sheppard). Enfin, cerise sur le
gâteau pour ceux qui avaient décidé d'attendre
la toute fin de soirée: Stef Kamil Carlens (Zita Swoon), seul
avec sa guitare pour un «Our Daily Reminders» beau à
pleurer.
Alors, on dit merci qui? Merci saint Nicolas!
L.H, La Libre Belgique, 7.12.2004
Review 2
Venez venez Saint-Nicolas! Pour participer à cette formidable
soirée, le droit d’entrée consistait à
échanger un jouet contre un ticket d’accès. Le
principe est similaire aux soirées «Le Père Noël
est un rockeur» dans la région de Dour. Ici, les cadeaux
reçus seront reversés dans des orphelinats de Bruxelles.
Tous les intervenants (artistes, son, lumières, présentateurs,…)
venant bien évidemment bénévolement. Un élan
de générosité partagé, ça ne fait
de pas de mal. Nous sommes évidemment ravis d’en être.
Et nous serons bien gâtés également. L’ordre
de passage se fera alphabétiquement, pas de rapports de force,
rien que le hasard du nom. Il est 18h, on a droit à une projection
d’un épisode de Panique Au Village, tiré du récent
DVD de Vincent Patar et Stéphane Aubier, créateur de
nos désormais célèbres Pic-Pic le cochon magique
et André le cheval. À intervalles réguliers (tous
les trois groupes), nous y aurons droit. Situations loufoques et non-sense
garantis. On adore.
Premier groupe, surpris qu’il y a déjà tant de
monde, Austin Lace, qui décidément goûte à
son soudain succès, avec une délectation non feinte.
C’est tout le mal qu’on leur souhaite. Un choix de quatre
chansons les plus entraînantes du dernier album, la dernière
étant Say Goodbye pour laisser place à Flexa Lyndo.
En pleine préparation du prochain album, à sortit autour
de mars prochain probablement. D’entrée de jeu, le connu
Thank The Scene, puis un nouveau morceau, on découvre, et finalement
une reprise de Wire. Cela semble se passer très vite, on reste
sur sa fin, mais c’est le principe. Cela donne l’occasion
à certains de l’assistance de faire connaissance avec
l’un ou l’autre groupe, de différents styles parfois.
Ce sera le cas avec Fred Lani, sans ses Healers désormais,
qui de son propre aveu n’a pas l’habitude de jouer devant
un tel public. Je suppose qu’il voulait dire «jeune»?
Pas évident de captiver seul à la guitare, une assemblée
peu aguerrie au blues. Tout le monde rester poliment attentif et respectueux,
la fête est pour tout le monde.
Girls In Hawaii, sous une forme inhabituelle, ne proposeront que des
reprises (Neil Young, Evil Superstars, Love et Calexico), Brice se
chargeant seul des deux dernières. Moment décalé,
mais néanmoins touchant, en sachant qu’il n’est
pas chanteur attitré d’ailleurs. Des fans réclameront
l’une ou l’autre chanson du groupe, mais ils ne plieront
pas. Mais ils ne sont jamais contents, espérons qu’ils
réaliseront qu’ils viennent d’assister à
une prestation unique et originale après tout! Hollywood P$$$
Stars, alors là, ne font toujours pas dans la dentelle, plein
d’énergie, Anthony remarque qu’ils viennent de
faire trois de leurs morceaux en quasi sept minutes. Ce qui leur permet
d’ajouter deux reprises, une des Guns ‘n’Roses,
une autre de Cindy Lauper (Girls They Wanna Have Fun) dédiée
aux filles, principalement celles d’Hawaii. Version très
rock, fallait-il préciser?
Jéronimo ensuite, moins convaincant pour cette fois, joue une
nouvelle chanson, d’autres qu’il ne présentera
pas, notamment en anglais, on ne connaissait pas. Il manquait ce côté
naïf et amer qui lui était propre. Mais encore une fois,
c’est la formule de l’édition qui voulait cela.
Carte blanche à tous, des reprises, des rencontres,…
liberté de choix. Mais il faut qu’on parvienne à
suivre aussi. En parlant de liberté d’action, voici Miam
Monster Miam, qui va se lâcher et partir dans tous les sens.
Grand prix de la fantaisie, il passe d’une ballade romantique
à la guitare à une sorte d’ode à Denver
le dinosaure, une dédicace à Satan qui passait par là,
une apparition des Hollywood P$$$ Animals, et ensuite terminer avec
Raoul Reyers pour la chanson de Saint-Nicolas, quelle fête!
Place à Mud Flow, entrant directement avec Today, un petit
échauffement passant par Tribal Dance (les guitares décoiffantes
dès que les autres musiciens viennent joindre Vincent qui s’agite
déjà beaucoup) pour finir leur set par New Eve, le final
de concert habituel ne semblant jamais se terminer, toujours sublime,
électrique, varié et envoûtant. De quoi nous mettre
sur les genoux, on en voudrait plus, mais ce sera tout pour eux.
Un tour de chant pour Sharko, en roue libre, toujours avec ces mélodies
spontanées, les solos ciselés de Teuk, remarquable sur
I Went Down. La participation inévitable sur Excellent, un
bonne dose de humeur joyeuse, trop vite passé hélas.
Soldout, unique groupe électro, semble manquer de puissance
par rapport au reste, mais la prestation montait à peine en
puissance qu’il fallait déjà les laisser partir.
Une petite respiration dansante qui ne manqua pas de faire bouger
les moins fatigués d’entre nous. Une escalade sur le
dernier joué, You’re Different, et l’ascension
vocale de Charlotte, on n’aimerait pas se fâcher avec
elle (elle crie «Kill Your Enemy»).
Première surprise de la soirée, non annoncée,
bien que la grille horaire à l’entrée le mentionnait,
Sophia, c’est-à-dire Robin en solo, qui, d’emblée,
s’excuse de ne pas être aussi jeune que tous ces groupes,
et de ne pas faire de la pop comme eux. Ce sera la seule exception
non-belge. Un petit moment de recueillement, c’est parfois triste,
mais si l’ambiance retombe un peu, c’est pour mieux souffler.
Il termine avec «Are You Happy Now», accompagné
aux choeurs par Brice et Antoine des Girls, qui avaient une forme,
disons, de fin de soirée. Venus maintenant, avec comme cadeau,
trois nouvelles compositions, tirées de leurs sessions de préparation
du prochain album également. Nous avons droit à la primeur.
Obscurité et intensité toujours au programme. On se
réjouit de les retrouver sous une formule moins pop, plus proche
de leurs sources. Un Poison de toute beauté pour terminer,
avec beaucoup de paroles, Marc s’aide du pupitre, un solo de
violon vient surligner le refrain. Emotion. Autre surprise de dernière
minute, Stef de Zita Swoon est attendu, de retour de Grèce,
l’avion vient d’arriver. Il interprétera quelques
chansons à la guitare acoustique. Humblement, timidement parfois,
il laisse paraître l’aspect fragile de certaines compositions,
qui, quelle que soit leur forme, restent efficaces. Une fin de nuit
récompensant ceux qui resteront jusqu’au bout. On ne
pouvait rêver meilleure conclusion. Calme et charme. Nous pouvons
partir ravis, plein de souvenirs, et pas peu fiers de nos groupes.
Rendez-vous l’an prochain, dans la grande halle, ce serait mieux,
nos artistes le valent bien.
v7nce, belgesurtestartines.free.fr
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